Nom d'un rat !

 
De l'humour, des infos,

des poèmes,

des jeux et

bien d'autres choses 

vous attendent

sur cette page,

alors bonne visite !

Prenez votre temps,

et ne partez pas

tout de suite !!! 

 

Jeudi 26 avril 2007

Il disparut discrètement comme il était apparut. Enola, quant à elle, supplia l’infirmière de m’entretenir quelques minutes en lui promettant de ne pas me fatiguer trop longtemps. L’infirmière réticente, lui accorda cinq minutes ; pas une de plus, juste ce qu’il fallait pour en savoir un peu plus.

- C’est important, Sandy, qui t’as fait ça ? Tu l’as vu ? Tu l’as reconnu ?

Elle attira mon regard sur cet immonde pansement qui entourait mon bras gauche jusqu’à l’épaule. Me remémorant cette nuit, je lui dénonçais l’infidèle Talleyrand, pris en flagrant délit d’adultère ; une enquête, demandée par sa femme, avait été ouverte quelque temps auparavant. Pour l’avoir observer pendant de longues heures, sa silhouette correspondait à la perfection, mais était-il coupable ? Je ne pouvais le garantir à 100%.

Je me sentais partir, fragile et épuisée.

- Je le saurais Sandy, si c’est lui, il lui faudra payer tout le mal qu’il t’a fait ! En attendant repose-toi !

Un coup de chance dans l’histoire était que son astigmatie aggravée ne lui avait pas permis de me cibler correctement, d’où cette blessure quasiment superficielle au bras.

 

Le lendemain à la première heure ; la porte s’ouvrit, me laissant découvrir un énorme bouquet aux milles couleurs suivit d’un dieu qui me souria. Ce dieu avait ce don de faire chavirer mon cœur et son emprise sur moi était toujours présente après tant d’années.

- Ceci n’est qu’un modeste présent composé de pétales d’arc-en-ciel pour faire briller ces petites étoiles dans ton regard.

Que vouliez-vous répondre après une telle déclaration ! Des mots si simples du genre merci, t’es un vrai poète ! Autant de phrases qui auraient rendues stupides cette conversation.

De toute façon, les syllabes ne voulaient pas sortir tant je me trouvais intimidée par lui. Ma pâleur laissa place à la couleur pivoine que l’on aimerait dissimuler devant certaines personnes, mais je ne savais cacher mes sentiments !

Il le remarqua très vite et me lança un petit sourire espiègle :

- N’écoute pas ce que je dis, à mon âge, on raconte énormément d’âneries ! reprit-il sur le ton de la plaisanterie.

La flamme que j’avais en moi, continuait-elle de brûler ou était-elle vouer à s’arrêter ?

Et il continua :

- J’ai vu ton bourreau en blouse blanche dans le hall qui m’a signalé que tu pourrais quitter les lieux en fin de semaine, cependant il est indispensable que tu te reposes, aucun effort, tu ne devras faire !

- Excellente nouvelle, je vais enfin pouvoir retrouver mon chez-moi !

- Voilà où je veux en venir et je voudrais que tu y réfléchisses avant de me donner une réponse …

par PENE publié dans : roman
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Samedi 3 mars 2007

Les jours se suivirent et Jimmy ne fut plus qu’un vague et lointain souvenir.

Puis un soir, comme chaque soir, alors que je m’apprêtais à rejoindre mon domicile, je sentis une présence derrière moi ; L’espace d’un instant, je crus qu’il s’agissait d’une personne familière mais à peine retournée, ma vie bascula : j’entrevis une silhouette dans la pénombre, puis vint une violente détonation et je ressentis une douleur si forte que j’en perdis connaissance.

 

 

Lorsque j’ouvris les yeux, encore migraineuse, je distinguais une pièce blanche ; J’étais alitée et le moindre de mes mouvements devenait sensible. Une multitude d’appareils m’entourait. Refermant de nouveau mes paupières, je me mis à revivre la scène qui m’avait amené à ce lit d’hôpital. A présent, je ne me souvenais de presque rien, si ce n’est ce bruit assourdissant.

 

 Enola entra à se moment-là et voyant que je venais de me réveiller, alla chercher du personnel médical. Jimmy fit lui aussi son apparition dans cette chambre. Il se rapprocha pour me dire son soulagement de me compter encore parmi les vivants ! Il était là, à nouveau devant moi, comme un chevalier servant, au chevet de sa bien-aimée. J’aurais aimé lui parler mais comment lui expliquer ! Je ne savais quoi lui dire !

 

 Puis l’infirmière arriva suivit de très prêt d’Enola. Elle ordonna à mes deux amis de quitter les lieux ! Enola versait une larme et Jimmy, après un baiser frontal, me chuchota son intention de revenir me voir dès que possible mais d’ici-là, il fallait que je me repose !

Puis il disparut discrètement comme il était arrivé. Enola, quant à elle, supplia la femme, de nous laisser quelques instants en tête-à-tête…

par PENE publié dans : roman
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Dimanche 25 février 2007

Enola se précipita dessus et décrocha dès la seconde sonnerie.

- Allo ! répondit-elle énergiquement.

 

Le silence se fit sentir quelques secondes. Puis elle baissa le combiné pour m’informer que Madame Talleyrand, souhaitait connaître l’évolution de son affaire !

Prenant une grande bouffé d’oxygène, je saisis l’appareil :

- Bonjour Madame Talleyrand ! Il y a en effet du nouveau mais il me semble qu’il serait préférable que nous nous rencontrions afin que je vous expose mes découvertes. Cet après-midi, ça irait … ? 

 

 La journée était passée si vite et j’en étais même parvenue à oublier Jimmy. C’est seulement le carillon de notre vieille pendule qui nous rappela combien il se faisait tard, très tard ! Vingt heures avait retentit quand nous décidâmes de quitter notre agence. Après le bonsoir traditionnel, nous nous séparâmes pour regagner nos domiciles.

 La nuit était tombée et je venais de rentrer. Prise d’une terrible sensation de solitude, je me jetais sur le téléviseur, histoire d’avoir une présence. Une fois mon plateau repas préparé, je me blottis au fond de mon canapé. Ce n’est que quelques instants plus tard que je me mis à chercher le programme TV toujours aussi bien rangé.

Allez savoir comment se fait-il que je le retrouvais juste à côté de mon portable. Comme j’ai toujours dit, rien n’est là par hasard ! Un signe ? Un appel ?

La fatigue et la faim s’étaient estompées et maintenant je n’avais qu’une obsession, l’appeler !

Mon cœur le désirait mais mon esprit m’en dissuada si fort que je compris que le moment n’était pas encore venu.

Je contemplais une dernière fois, l’objet de mon supplice ! La raison l’emporta : je ne le contacterai pas ce soir !

par PENE publié dans : roman
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Samedi 20 janvier 2007

- Coté amour, c'est plutôt calme mais je finirais par trouver ma moitié.

Enola  me donna un coup de coude et me fit rougir couleur pivoine ; non pas par l'hématome qu'elle venait de me causer mais plutôt par les propos de cet homme qui avait été mon ex.

- Bon, ça aurait été avec plaisir que je reste en votre compagnie mais la personne que j'attendais me semble t'il m'a fait faux-bond et il me faut partir !(regardant fixement sa montre), elle ne viendra probablement plus maintenant ! sur ce, je vous laisse mais ça sera avec joie que nous nous reverrons prochainement !

Avant même de dire quoi que soit, il me prit la main et m'inscrivit au feutre une série de chiffres, qui s'ils n'avaient pas été mis bout à bout, n'aurait rien voulu dire ! C'était un signe, le signe qu'il désirait réellement nous revoir et peut-être me revoir ! Fermant sa main sur la mienne, il me regarda à nouveau d'une façon tendre et, combien même à ce moment-là la Terre aurait explosée, que j'aurais été la plus heureuse du monde d'avoir vécu ces derniers instants en sa compagnie. Très doucement, il me demanda de l'appeler dans quelques jours ; Puis s'éclipsa hors du café après avoir réglé nos consommations ; nous n'avions même pas eu le temps de l'en remercier qu'il avait déjà disparu !

Enola me surpris à nouveau en train de rêvasser ; elle me secoua énergiquement pour me ramener vers la réalité et là comme à son habitude, essaya de me soutirer le plus petit détail croustillant que j'aurais pu vivre avec ce beau Mâle.

- S'il cherche quelqu'un, je suis prenante ! me déclara t'elle pour me faire enrager. Tu as même son numéro de téléphone que je te défends d'enlever sans me l'avoir donné !

Je lui fis ma plus belle grimace et m'autorisa à lui sortir un "très drôle".

- Crois-moi si ce type ne cherchait pas à te revoir, il n'aurait rien écrit sur cette paume !

- C'est peut-être un faux numéro, histoire de partir sur une bonne image.

- Téléphone et tu verras bien ! Quoi qu'il en soit, nous vérifirons dans nos listings pour connaître l'identité et l'adresse du détenteur de ce numéro ! suggéra Enola.

Notre sac à la main, nous quittâmes les lieux. La température extérieure me paraissa  moins chaude et une légère bise vint me murmurer à l'oreille.

- Dis-moi une chose, Enola, pourquoi Jimmy, s'il était intéréssé par moi, désirerait à présent reprendre contact ?

- Si je savais ! les mecs ne seraient pas aussi compliqués ! Ce que j'ai vu, c'est que ce gars-là veut te revoir dans les jours à venir et c'est tout ce qui compte ! Tu pourras toi-même lui poser la question lors de votre prochain tête-à-tête ! Si c'est ce que tu veux !

Je le souhaitais au plus profond de moi mais quelque chose me retenait ! Et reprendre quelque chose de sérieux aurait été des plus délicat !

-Tu m'en parles comme d'une douloureuse blessure qui n'aurait jamais cicatrisée. Est-ce si épineux que ça ?

En entendant ses propos, je ne pus contenir mes larmes ; elle comprit qu'il était grand temps de changer de conversation.

Arrivées à l'agence, je pris soin de noter son passage sur mon organiseur et fis disparaître toute preuve de mon bras, qui aurait pu faire supposer que j'étais encore son "territoire".

Soudain, le téléphone retentit...

 A SUIVRE...

 

par PENE publié dans : roman
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Lundi 8 janvier 2007

- Bonjour Jimmy ! C'est bien toi ?

 

Je me sentais déjà stupide par les propos que je venais de prononcer  si ce n'était pas lui !

 

Pensif, il leva enfin la tête et me reconquit d'un simple regard :

 

- Sandy ? Tu n'as pas changée, tu es toujours aussi jolie ! Assieds-toi !

 

Difficile de cacher mes émotions en l'entendant, je rougis aussi vite ! J'allais pour lui répondre que ça aurait été avec plaisir mais que je ne pouvais faire patienter mon amie !

 

Il distingua la fille qui nous fixait indiscrètement derrière mon dos et lui fit signe d'approcher !

 

- Ne me dites rien, je suppose que vous êtes une amie de Sandy ?

 

Un peu agacée de la voir s’immiscer entre nous, je n'oublierai pas de lui en faire part par la suite.

 

- Enchanté, je suis Jimmy et vous êtes ?

 

- Enola ! Ravie de vous connaître !

 

En bonne fille qu’elle était, elle avait ramenée nos 2 verres ; elle ne tarda pas à lui faire de larges sourires, ce qui de mon côté ne tarda pas à m’irriter ! Ma jalousie refaisait surface !!!

 

Curieuse comme pas 2, elle chercha à en savoir plus sur ce mystérieux individu dont je lui avais caché l’existence.

 

- Vous et Sandy, ça fait longtemps que vous vous connaissez ?

 

Sans hésiter, il répondit comme s’il s’agissait d’hier.

 

- Nous nous sommes connus sur les bancs d’école voilà maintenant 12 ans ! Et le temps à fait son chemin, nous nous sommes rapprochés, puis quittés pour ensuite se perdre de vue ! dit-il d’une façon des plus nostalgique.

 

Il me fixa, ce qui me déstabilisa, je me sentais à présent mal à l’aise.

 

Enola, toujours aussi sûre d’elle, continua :

 

- Ca fait un bail, dites-moi !

 

Il reprit le cours de la conversation pour nous demander ce que nous faisions dans la vie :

 

- Nous sommes comptables (c’est la première chose qui me traversa  l’esprit : moi qui ai toujours détesté les chiffres depuis ma plus tendre enfance) dans une grande société dont nous tairons le nom !

 

Mais pourquoi m’avait-il sembler indispensable de lui mentir ! Enola me jeta un coup d’œil étonné. Est-ce si affreux d’exercer la profession de détective privé ? Si privé, qu’il m’était difficile d’en parler ! Enfin ! Enola m’accompagna dans mon mensonge !

 

- Moi, je travaille actuellement dans l’import-export et c’est très jouissif ! Rétorqua t’il.

 

Je compris à ses propos qu’il semblait très épanouit mais, une dernière question me brûlait les lèvres ; était-il toujours cet anarchiste révolté célibataire que j’avais connu !

 

Et comme par transmission de pensée, il y répondit :

A SUIVRE...

par Sandy Write publié dans : roman
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